Parcours·Chapitre II · 1995–2000

Fun Key Studios

Le pari des mondes interactifs

Après la vente d'Hypocrat à FoxMeyer, Yves Marmet pivote vers un territoire radicalement nouveau : le divertissement numérique, les environnements virtuels tridimensionnels et les usages récréatifs d'Internet. Une trentaine d'employés, plus de 3 M$ levés, et l'ambition d'un divertissement interactif international.

~30employés à l'Île-des-Sœurs
3 M$+recueillis en deux ans
5 M$placement REA envisagé
1 M$Acquisition de Metaforia
1995

La transition

D'Hypocrat au divertissement numérique

01

La vente d'Hypocrat à FoxMeyer en 1995 — 12,5 M$ selon la revue Commerce — clôt quinze années dans l'informatique de santé. Yves Marmet amorce alors une transition vers un secteur radicalement différent : le divertissement interactif et les environnements virtuels tridimensionnels accessibles par Internet.

Cette transition ne représente pas une continuité de produits ou de clientèle avec Hypocrat. Elle montre plutôt une nouvelle application du savoir-faire logiciel, tournée vers les usages culturels et récréatifs du réseau Internet — un territoire en pleine émergence à la fin des années 1990.

1996–1999

Construire les mondes

Uppercut Software, Polygone et Polysoft

02

Fun Key Studios réunit des technologies issues de trois entités : Uppercut Software, Polygone et Polysoft. L'article de PME évoque la programmation Java, une architecture client-serveur et les outils nécessaires à l'interaction dans des espaces 3D — une combinaison technique ambitieuse pour l'époque.

La société s'installe à l'Île-des-Sœurs, à Montréal, avec une équipe d'environ 30 employés. Les archives de 1999 font référence à une étude d'août sur le divertissement interactif, témoignant d'une veille active sur un marché en formation.

2000

La vision du produit

Un appartement 3D et cyber-Fido

03

En janvier 2000, le magazine PME consacre un article à Fun Key Studios. Le reportage présente la possibilité de décorer un appartement virtuel — avec des univers inspirés de la science-fiction ou d'un château médiéval — et d'interagir avec un chien numérique nommé cyber-Fido. Le concept décrit une expérience susceptible d'évoluer entre les visites.

Une citation attribuée à Yves Marmet dans l'article illustre la profondeur de l'expérience envisagée : entretenir une pièce virtuelle, arroser des plantes, réparer des fuites d'eau. L'ambition est celle d'un espace numérique vivant, personnel et persistant — une vision qui anticipe ce que l'on appellera plus tard le métavers.

2000

Le financement

Plus de 3 M$ levés, 5 M$ REA envisagés

04

PME fait état de plus de 3 M$ recueillis au cours des deux années précédant janvier 2000, et évoque un placement REA envisagé d'environ 5 M$. Ces indications décrivent le financement tel que présenté par la presse — les modalités définitives de ce placement ne sont pas établies par les archives disponibles.

Le dossier « Que sont-ils devenus ? » de Commerce présente de nouveau Yves Marmet — précédemment consacré par la revue pendant les années Hypocrat — avec la mention « président fondateur d'Hypocrat de 1980 à 1995 », puis situe son activité à la direction de Fun Key Studios. Ce regard rétrospectif relie explicitement les deux périodes entrepreneuriales.

1998–2000

L'ambition internationale

Metaforia, Cancún et Lisbonne

05

La revue Commerce rapporte que Fun Key a fait l’acquisition de Metaforia Divertissements, une réalisation appelée Oceania lors de l'Exposition universelle de Lisbonne en 1998. Fun Key a de plus construit un labyrinthe interactif à Cancún sous le thème MayaVentura où les forces ancestrales de l’eau, de la terre, de l’air et du feu veillent sur quatre territoires mystérieux.

Fun Key Studios a aussi construit un labyrinthe interactif à Jeddah en Arabie saoudite ayant pour thème Sindibad également appelé Sinbad le Marin, est un personnage légendaire de la littérature orientale, célèbre pour ses sept voyages extraordinaires racontés dans Les Mille et Une Nuits.

« On entretient sa pièce virtuelle : on arrose ses plantes, on répare ses fuites d'eau. »

— Yves Marmet, cité dans PME, janvier 2000
YM

Yves Marmet

Un parcours entrepreneurial · 1985–2005

« Bâtir, c'est croire en demain. »

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